Documentaire TF1 – la laine, un filon en or

Voici un documentaire d’1h20 sur quatre entreprises, dont la mienne, travaillant la laine française. Chacune aux prises avec les défis d’accéder à des marchés haut de gamme.

la bande-annonce par ici :

Un projet, au fil de plusieurs mois

De février à juin 2024, la journaliste Elodie Branson a suivi le déroulement d’un projet de meubles destinés à un logement haut-de-gamme de Megève.

La commande sur-mesure

La décoratrice, Zoé Leroux, avec sa collaboratrice Lola Labouro, m’ont commandé une chaise destinée à un bureau d’appoint dans une chambre, un banc pour une autre chambre. Le projet initial comprenait un autre banc, jusqu’à ce que les plans de l’architecte ne permettent plus de l’installer. Qu’à cela ne tienne, nous avons imaginé une banquette, venue prendre place sur un soubassement de mur, adossée au rocher…

De la tonte des moutons jusqu’à la livraison à Megève

L’équipe de TF1 a suivi toutes les étapes du projet, des visios avec Zoé Leroux pour aboutir le dessin, de la tonte des brebis, dans mon village de Vesdun, jusqu’à la livraison au coeur des Alpes, en passant par le tricotage et les copeaux.

(Vous noterez au passage, en voyant la photo, que le tricot a demandé des mises au point techniques, pour lesquelles j’ai fait appel au savoir-faire pointu de Elfie Haas. Même Elfie s’est gratté la tête un bon moment pour trouver LA bonne manière de s’y prendre)

4 entreprises françaises, à taille humaine

Le reportage suit aussi 3 autres entreprises travaillant la laine française, dont 2 que je connais bien

Laines Paysannes

La belle coopérative ariégeoise des amies de Laines Paysannes, qui valorise les laines de leur région. Les laines, c’est à dire les différents types de laine. Concrètement, les laines fines deviennent bonnets, écharpes, pulls et jupes, tandis que les laines plus grossières des races laitières (miam, l’Ossau-Iraty !) sont tissées par Sarah en de fabuleux tapis.

Le reportage suit la fabrication du plus grand tapis jamais tissé à Laines Paysannes, pour le château de Sibra.

Allez voir, c’est par ici

La SICA Mohair

En France, les éleveurs de chèvres angoras, qui produisent la laine mohair (une subtilité que j’expliquerai dans un autre article), sont regroupés en coopérative. Après la tonte, faite par moi ou un/e de mes rares collègues à pratiquer cette technique bien particulière (deuxième subtilité que j’aborderai dans ledit article), les toisons sont regroupées pour la transformation.

Bref, je connais bien une vingtaine d’éleveurs de cette coopérative qui a été filmée autour de la remise en marche de métiers à tisser.

Il y aura bien de quoi écrire un autre article, juste sur le sujet « mohair  » !